Une journée indécente pour l'emploi décent
Par jmg, jeudi 9 octobre 2008 à 07:31 :: Général :: #40 :: rss
Je comprends parfaitement le souhait des salariés et des syndicats de militer pour "l'emploi décent". On sent au passage qu'ils ont du batailler pour trouver un terme assez consentuel qui puisse en dire assez sans en dire trop, pour pouvoir réunir les différents mouvements.
Par contre, ce qui est risible, c'est d'entendre M. MAILLY de F.O, sur RMC Info, cette même semaine, rappeler que la grève est un acte extrême que l'on agite lorsque TOUT a été fait, tout a été tenté en matière de négociations sur un sujet précis.
Comment cela pourrait-il être le cas ici ? Alors que cette journée de manifestations se déclinait sur des revendications tellement variées et tellement larges, qu'on aurait pu tout aussi bien manifester contre le vent, contre la pauvreté dans le monde ou contre la polution de la planète ! Le sujet de la manifestation est grave et tout à fait légitime. Evidemment, il faut que les travailleurs aient un emploi décent, suffisamment rémunéré pour leur permettre de vivre, un travail pour les jeunes, pour les moins jeunes, pour les séniors, les handicapés... Autant de sujets sur lesquels, la CGPME est mobilisée du reste. Ce qui n'est pas légitime c'est la manière de l'exprimer. Car au final, quelle conséquence pour l'ouvrier père de 2 enfants, l'informaticien, le peintre en bâtiment... ? Tous ces gens à qui on a dit le matin, "débrouillez vous pour votre gamin, les instit' sont en grèves".
Quelles conséquences pour ceux qui ont du poser leur journée pour garder les enfants alors qu'ils n'avaient rien demander à personne et qu'ils n'aspiraient qu'à gagner leur vie décemment (eux aussi) ?
C'est simple, la conséquence c'est qu'ils ont perdu 100 €, 150€, 200€... sur un salaire moyen.
Une journée sacrifiée, non pas pour aller en week-end, non, juste parce que d'autres avaient décidé à leur place qu'il fallait manifester ce jour là ! Et 100€ ou 200€, n'est-ce pas déjà beaucoup, alors que l'on cherche par tous les moyens à préserver notre pouvoir d'achat ?! Indécent.
JMG
Par contre, ce qui est risible, c'est d'entendre M. MAILLY de F.O, sur RMC Info, cette même semaine, rappeler que la grève est un acte extrême que l'on agite lorsque TOUT a été fait, tout a été tenté en matière de négociations sur un sujet précis.
Comment cela pourrait-il être le cas ici ? Alors que cette journée de manifestations se déclinait sur des revendications tellement variées et tellement larges, qu'on aurait pu tout aussi bien manifester contre le vent, contre la pauvreté dans le monde ou contre la polution de la planète ! Le sujet de la manifestation est grave et tout à fait légitime. Evidemment, il faut que les travailleurs aient un emploi décent, suffisamment rémunéré pour leur permettre de vivre, un travail pour les jeunes, pour les moins jeunes, pour les séniors, les handicapés... Autant de sujets sur lesquels, la CGPME est mobilisée du reste. Ce qui n'est pas légitime c'est la manière de l'exprimer. Car au final, quelle conséquence pour l'ouvrier père de 2 enfants, l'informaticien, le peintre en bâtiment... ? Tous ces gens à qui on a dit le matin, "débrouillez vous pour votre gamin, les instit' sont en grèves".
Quelles conséquences pour ceux qui ont du poser leur journée pour garder les enfants alors qu'ils n'avaient rien demander à personne et qu'ils n'aspiraient qu'à gagner leur vie décemment (eux aussi) ?
C'est simple, la conséquence c'est qu'ils ont perdu 100 €, 150€, 200€... sur un salaire moyen.
Une journée sacrifiée, non pas pour aller en week-end, non, juste parce que d'autres avaient décidé à leur place qu'il fallait manifester ce jour là ! Et 100€ ou 200€, n'est-ce pas déjà beaucoup, alors que l'on cherche par tous les moyens à préserver notre pouvoir d'achat ?! Indécent.
JMG


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