Dynamique Entreprendre

Dynamique Entreprendre - Lettre d'information de la CGPME haute-savoie

Remise des diplômes gobelins promo 2007-2008

16 jeunes talents ont été promus mardi 27 octobre dernier, à la CCI 74.
La formation des gobelins d'Annecy forme des concepteurs réalisateurs multimédia. Ils sont en apprentissage pendant 2 ans et obtiennent un diplôme niveau BAC+4.

Quasiment tous déjà embauchés en CDi, ils sont parfaitement opérationnels à la sortie de cette formation qui les prépare à relever tous les défis de la création numérique (créatifs, développeurs, chefs de projet, concepteurs...).
L'occasion de souligner dans cette période de crise, la relative bonne santé du secteur du numérique

JMG

SIVALBP : symbôle d'une entreprise qui croit en l'avenir !

Vendredi 25 octobre 2008, les mêmes personnalités que la veille à l'exception du Président SARKOZY ;-) se retrouvaient à Thônes à l'invitation de l'entreprise SIVALBP.
En effet, nous avions tous rendez-vous pour fêter ensemble l'inauguration officielle de ce magnifique pari industriel. SIVALBP est une entreprise d'environ 50 personnes, spécialisée dans la valorisation du bois à travers un ensemble de process de traitements (notamment thermiques). L'entreprise se veut également un modèle sur le plan de l'écologie (utilisation de l'eau de pluie dans son process industriel, recyclage des déchets, auto-génération de son énergie de chauffage...).
Jean-Claude CACHAT, M. DUPONT et les dirigeants de l'entreprise avaient invités de nombreuses personnalités dont M. ACCOYER, le député TARDY, le sénateur Herrisson, M. le Préfet BILAUD...
Une organisation remarquable nous a notamment permis de faire la visite du site industriel avant de partager un cocktail.


Nicolas Sarkozy à Annecy le 23 octobre 2008 : coup de booster aux patrons de PME !

Le Président Sarkozy est venu à Annecy annoncer son plan de mesures de soutien aux PME.



La CGPME était très largement représentée puisque le président national de la CGPME, Jean-François ROUBAUD a fait le déplacement aux côtés du Président de la République. Nous avons donc tous les deux participés à la table ronde qui réunissait un petit groupe de personnalités triées sur le volet. Seule une trentaine de personnalités ont pu assister à cette table ronde qui précédait son discours de politique générale à Argonnay.
En résumé de cette journée, sur le plan des mesures, il suffit de lire la presse mais j'en fait un rapide rappel ici :
  • suppression totale de la TP sur tous les nouveaux investissements à compter de ce jour et jusqu'au 1er janvier 2010 minimum.
  • constitution d'un fond d'intervention au capital des entreprises stratégiques qui seraient fragilisées par la crise et risqueraient de passer sous actionnariat étranger
  • la dotation d'OSEO d'un fond de 5 Mds€ sera surveillée de près pour un médiateur de la république qui veillera à ce que l'argent aille jusqu'aux entreprises


Sur le plan des impressions maintenant, je ne me sens pas particulièrement partisan et fan du Président, mais je dois dire quelque chose. Il me semble que c'est une chance qu'il ait gagné les élections car je vois pas quel candidat aux dernières élections aurait fait le 1/4 de ce qu'il fait actuellement : face à la Georgie, dans la présidence de l'Europe, sur le front de la crise mondiale...
Ceci étant, le président m'a paru fatigué et acharné au travail. Ce qui est plutôt rassurant, car il est évident, que cet homme là, se bouge avec une énergie qui impressionne voire inquiète de toute évidence son entourage le plus proche.
Au sortir de cette journée, les chefs d'entreprise présents étaient tous reboostés et avaient envie d'en découdre avec cette crise qui nous menace.

Sur le fond maintenant et concernant la réalité du terrain :
  • nous devons tous remonter les manches, car les mois qui viennent seront durs
  • nous devons oeuvrer pour sortir nos entreprises saines et sauves de cette crise
  • l'industrie liée à l'automobile doit d'urgence s'organiser pour diversifier ses sources de commandes
  • j'ai personnellement provoqué une série de réunions d'urgence, notamment avec la DDTE pour oeuvrer IMMEDIATEMENT sur des solutions concrètes d'aides

Il n'y a pas un seul syndicat de salariés, pourquoi y aurait-il un seul patronat ?

Quelle idée absurdre et quelle caricature de la part des médias ! D'un côté, nous avons des "syndicats de salariés" et de l'autre côté nous avons "LE patronat".
Comme s'il pouvait exister un seul patronat. il ne viendrait pas à l'idée de la CGT de dire "nous sommes les représentants de tous les salariés de France et il n'existe que nous".
A l'inverse, le MEDEF s'exprime chaque jour comme s'il était seul et comme s'il était à l'origine à lui seul de toutes les décisions et de tous les accords signés par les partenaires sociaux. Sur la plateau de Laurent RUQUIER (cf ci-dessous) Laurence PARISOT, outre le fait qu'elle se trompe dans les chiffres et se fait humiliée par les chroniqueurs, s'attribue un ensemble d'accords signés par la CGPME et les autres partenaires sociaux. Comme si en fait le MEDEF était seul et tout puissant aux commandes du patronat.
Ce n'est assurément pas le cas et heureusement. Comment pourrait-il en être autrement ?
  • Lorsqu'il faut se battre sur les délais de paiement : peut-on défendre les donneurs d'ordre qui paient le plus tard possible et les PME sous-traitants qui subissent ?
  • Lorsqu'on se bat sur l'ouverture le dimanche : peut-on être du côté des commerces de proximité, souvent sans salarié, opposés à l'ouverture dominicale, et en même temps être du côté de la grande distribution qui n'attend que ça ?...

Laurence PARISOT à côté de la plaque

Lire la suite

Une journée indécente pour l'emploi décent

Je comprends parfaitement le souhait des salariés et des syndicats de militer pour "l'emploi décent". On sent au passage qu'ils ont du batailler pour trouver un terme assez consentuel qui puisse en dire assez sans en dire trop, pour pouvoir réunir les différents mouvements.

Par contre, ce qui est risible, c'est d'entendre M. MAILLY de F.O, sur RMC Info, cette même semaine, rappeler que la grève est un acte extrême que l'on agite lorsque TOUT a été fait, tout a été tenté en matière de négociations sur un sujet précis.

Comment cela pourrait-il être le cas ici ? Alors que cette journée de manifestations se déclinait sur des revendications tellement variées et tellement larges, qu'on aurait pu tout aussi bien manifester contre le vent, contre la pauvreté dans le monde ou contre la polution de la planète ! Le sujet de la manifestation est grave et tout à fait légitime. Evidemment, il faut que les travailleurs aient un emploi décent, suffisamment rémunéré pour leur permettre de vivre, un travail pour les jeunes, pour les moins jeunes, pour les séniors, les handicapés... Autant de sujets sur lesquels, la CGPME est mobilisée du reste. Ce qui n'est pas légitime c'est la manière de l'exprimer. Car au final, quelle conséquence pour l'ouvrier père de 2 enfants, l'informaticien, le peintre en bâtiment... ? Tous ces gens à qui on a dit le matin, "débrouillez vous pour votre gamin, les instit' sont en grèves".

Quelles conséquences pour ceux qui ont du poser leur journée pour garder les enfants alors qu'ils n'avaient rien demander à personne et qu'ils n'aspiraient qu'à gagner leur vie décemment (eux aussi) ?
C'est simple, la conséquence c'est qu'ils ont perdu 100 €, 150€, 200€... sur un salaire moyen.
Une journée sacrifiée, non pas pour aller en week-end, non, juste parce que d'autres avaient décidé à leur place qu'il fallait manifester ce jour là ! Et 100€ ou 200€, n'est-ce pas déjà beaucoup, alors que l'on cherche par tous les moyens à préserver notre pouvoir d'achat ?! Indécent.

JMG

Pour ou contre les parachutes dorés ?

Ni l'un ni l'autre bien sûr !
Ce terme ne concerne pas des (grands) patrons. Il désigne des modalités entre un salarié et son employeur.
Ceux que l'on appelle abusivement "grands patrons" sont en fait des salariés, cadres dirigeants de haut vol, qui passent d'une direction SNCF à une direction EADS en un claquement de contrat.
Ce ne sont pas des entrepreneurs, ils ne créent pas d'entreprises, ils ne partent pas de 0 pour construire... ils 'managent'.

Maintenant, s'il existe des conseils d'administration pour proposer des contrats dans lesquels le poste de cadre suprême est soumis à de telles règles... Si on accepte le postulat qu'en cas d'échec complet dans la mission qui lui est confiée, le salarié bénéfiera tout de même de primes hallucinantes... Cela me révolte comme tout le monde mais c'est sans doute à cause de quelques bonnes raisons :
  • ce type de poste est soumis à une forte conccurence de l'offre et de la demande.
  • on ne veut pas attirer des ânes, on veut les meilleurs, donc chacun y va de sa surenchère (fixe, variable, stock option, parachute...)
Cela ne m'empêche pas de trouver cela complètement inconvenant, mais je ne peux qu'espérer qu'à force de se faire discréditer sur le plan éthique, les conseils d'administration deviennent plus raisonnables... JMG