Dynamique Entreprendre

Dynamique Entreprendre - Lettre d'information de la CGPME haute-savoie

Le PIB / habitant en Haute-Savoie

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Le PIB / habitant mesure le dynamisme économique d'une zone comparée aux autres.

En 2006, la région Rhône-Alpes se classe (comme souvent) 2nde région la plus riche de France derrière l'Ile de France :
  • Le PIB par habitant en IdF : 43 370 €
  • Le PIB par habitant en R-Alpes : 28 792 €

Toutefois, le PIB réel de R-Alpes est supérieur à ces données car les revenus des frontaliers travaillant en Suisse augmentent le PIB / Hab. de la Suisse et non de la région française...

PIB / habitant en Suisse, sur 2006, convertit en Euros constants : 40 000 €
Mais toute comparaison entre la France et la Suisse entre dans un mécanisme complexe comme le montre le Programme de comparaison européen d’EUROSTAT et de l’OCDEE, publiée sur le site de la Confédération Suisse.

en 2002, le PIB par habitant se montait à 24 933 € en France et à 58 656 CHF en Suisse (prix courants).
Converti en dollar américain selon le cours des devises en vigueur, le PIB par habitant représentait 23 465 $ en France et 37 629 $ en Suisse. Selon ce calcul, le niveau de vie en Suisse aurait été par conséquent 60% plus élevé qu’en France. Mais ce résultat est biaisé, car le cours des devises ne tient pas compte des différences de niveau de prix des produits et des services.
En utilisant les parités de pouvoir d’achat au lieu du cours des devises, on obtient des résultats plus pertinents. Calculé au moyen des parités de pouvoir d’achat des deux pays, le PIB réel par habitant représentait 25 096 $ en France et 29 446 $ en Suisse.

Dans les faits, le niveau de vie en Suisse n’était donc que 17% plus élevé que le niveau de vie en France.

Le prix de l'essence n'est pas si élevé que ça !

Une information intéressante concernant la mesure du pouvoir d'achat est parue dans le dernier n° de Challenges, avec les courbes comparées du SMIC et du pétrole à la pompe.
Le premier évolue toujours plus vite que le second.

Sachant que, comme le disait très bien M. ATTALLI sur M6 Dimanche dernier, les véhicules ont tous fait d'énormes progrès, de l'ordre de 30 à 60% d'efficacité énergétique, nous faisons donc plus de kilomètres avec un litre d'essence.

Résultat, nous avons l'impression de perdre du pouvoir d'achat car on payait un litre d'essence 0,72 centimes lors du passage à l'euro et qu'on le paie désormais 1,3 à 1,5 euros. Mais en réalité, pour pouvoir acheter 1 litre d'essence, il nous faut au SMIC 2008, moins de 10 minutes de travail.
De 1980 à 1986, il fallait 10 minutes de travail complètes pour se le payer... Et depuis 2002, certes les courbes se rapprochent à nouveau.

Mais encore une fois, combien de kilomètres faisait-on avec un litre en 1980 ? Et combien en fait-on maintenant ?
Personnellement ma première voiture (pourtant plus que modeste) consommait ses 9 L / 100. Une Clio actuelle consomme autour de 5 L/100...

Jean-Marie GOMILA

coup de gueule : la SNCF et RFF entretiennent mal leur réseau

La CGT fait encore dans le détail avec les récentes déclarations sur le désengagement de SNCF - RFF dans l'entretien de leur réseau pour des raisons bassement économiques.
Bouhh !!! C'est pas bien de réduire les effectifs pour essayer de gagner de l'argent, vous voyez le résultat M. PEPIN ?

Les syndicats ne se pose pas la question de savoir pourquoi les homologues européens de la SNCF arrivent à faire mieux, avec moins de personne ? Serait-ce parce que leurs salariés travaillent plus, créent moins de conflits sociaux, disposent de moins d'acquis sociaux dont la plupart sont tout simplement anachroniques et iniques ?...

Non ça ne pas peut pas être cela. C'est forcément un problème de management ou la faute à Sarko.
Oui sûrement.

coup de gueule : Renault annonce des difficultés. Réponse de la CGT : la grève par anticipation

Bravo, belle logique.

Quand une entreprise annonce qu'elle a des difficultés, c'est affligeant de voir que la seule réponse des syndicats français est de lancer un appel à la grève générale. Une journée de perte de production qui doit se chiffrer à plusieurs millions d'euros va certainement nettement améliorer la performance de l'entreprise et lui permettre de redresser ses résultats...
Cela ne fait aucun doute.

Entretien avec M. MONTEIL, Président du Conseil Général Haute-Savoie (le 09/09/2008)

Mardi dernier, la délégation de la CGPME 74 (Henri ACCATINO, JF MARTIN, JM GOMILA) était reçue par le Président du Conseil Général en personne qui a bien voulu nous consacrer de son temps.



Les points importants qui ressortent de cet entretien :
  • engagement fort de M. MONTEIL dans la maîtrise de la pression fiscale locale. Comprendre qu'il fera tout pour ne pas augmenter les impôts en dépit de dépenses en forte augmentation du fait de la décentralisation, sans doute du R.S.A et autres phénomènes de substitution du CG à l'Etat.
  • le CG 74 se dit également sensible aux problématiques rencontrées par les PME du département à savoir : chereté de la vie, problèmes de logement, concurrence aux salaires de la Suisse, fragilité du tissu face aux enjeux de la transmission d'entreprise....
  • les pôles de compétitivité sont assurés du soutien du CG 74. L'occasion de revenir sur le classement de ces pôles avec Arve Industrie relegué dans le second groupe (peut faire mieux) et imaginove (industrie du numérique) classé dans le 1er groupe parmi les 39 meilleurs pôles de France.
Je suis très mobilisé sur ces différents sujets et nous remetterons au CG 74, dans les jours qui viennent, plusieurs projets de travaux au service des PME du territoire. JM GOMILA

Rencontre avec Mme CAMUSSO, maire de Seynod 5ème ville du département, élue de l'agglo et du CG 74

Mme CAMUSSO et son adjointe à l'économie Mme FABRESSE nous ont reçu ce jeudi 05 septembre 2008.


Les sujets abordés :
  • le R.S.A et son financement
  • la prime transport
  • la compétitivité des entreprises du département notamment en matière de social face à la concurrence de la Suisse

Ce type d'entretien est une nécessité pour les entreprises. Les élus sont loin des préoccupations réelles de l'entrepreneur. La vision générale des politiques de notre département est que tout va bien. Le chômage est plus faible qu'ailleurs, les taxes rentrent et continuent à progresser... donc si certains râlent c'est certainement par habitude.
Bien sûr, la réalité est toute autre et j'ai notamment insisté sur la situation des entreprises de l'arc lémanique, de la vallée de l'arve et progressivement de tout le département face au "vol de talents" auquel se livrent les employeurs suisses. Avec une pression grandissante autour du pouvoir d'achat il est plus que jamais urgent de permettre aux employeurs de PME d'augmenter les salaires net, par réduction de prélèvements. En outre, certaines entreprises progressent et l'économie ne se porte pas trop mal, mais à quel prix ? avec quel niveau de stress parmi nos équipes ? avec quel droit à l'erreur ? Enfin, Mme CAMUSSO reconnaît s'inquiéter du manque de transfert de charges des communes vers l'agglomération. En termes clair, l'agglo a été le prextexte pour créer de nouveaux postes de fonctionnaires alors qu'ils devraient tous, être issus des communes regroupées.

On est loin du R.A.S dans le financement du R.S.A...

Je partage le point de vue de notre président régional François TURCAS :
"Cette taxe supplémentaire qui va toucher les revenus du patrimoine est tout simplement inacceptable. D’abord parce qu’on est déjà dans un des pays les plus imposés au monde. Ensuite, parce qu’elle intervient dans un contexte de crise où les marges des entreprises sont plus faibles et les investissements lourds. Or dans les PME, ce sont les patrons qui réinvestissent leur argent pour créer des richesses et de l’emploi. Donc cette taxe destiné à financer le Revenu de Solidarité Active tombe mal. Attention, les chefs d’entreprise, surtout ceux qui sont à la tête de PME, ne sont pas contre une répartition plus équitable des revenus de l’entreprise. Encourager l’intéressement était donc une bonne idée. Comme permettre aux seniors de travailler. Mais là, avec ce dispositif, on va dans le sens inverse. On a vraiment l’impression que c’est une décision politique. Et que cette taxe sur les riches vient compenser le bouclier fiscal qui était mal passé dans l’opinion ! Enfin, créer une taxe, il n’y a rien de plus simple. C’est même la solution la plus souvent utilisée par les gouvernements. Mais il faudrait plutôt engager une réflexion de fond sur le train de vie de l’Etat, pour essayer de le réduire et donc de dégager des marges de manœuvres financières. Ainsi, on n’aurait plus besoin de taxer les patrons, ce qui va forcément avoir des conséquences sur leur motivation, donc la compétitivité des entreprises. Au fond, on en a surtout marre d’être des vaches à lait.”

Et j'ajoute tout de même une chose, il est surprenant de se retrouver dans un pays où nous subventionnons tellement l'inactivité qu'il faut désormais financer aussi la reprise d'activité... En discutant avec des amis, j'ai appris cet été qu'un salarié démissionnaire de son poste avait réussi a obtenir des ASSEDIC : 1000€ / mois d'indémnité par mois pendant 2 ans maximum. La personne en question, BAC+5 commercial, sur un marché en pleine pénurie de cadres de ce profil a mis a peine 2 mois à retrouver un boulot... mais combien en aurait fait autant ?